Cambodge - Le pays Khmer entre le Tigre et le Crocodile
Apr 1, 2013Public
Photo: 1- Durée : 15 jours - Tour Operator : Terre Cambodge - Prix : env. 700 €/pers en pension complète + avion
Photo: 2- Pour février 2013 nous avons choisi le Cambodge comme nouvelle étape. Profitant d'un séjour "famille" organisée par l'agence locale Terre Cambodge à un prix particulièrement attractif (700 € le séjour par personne, repas compris) nous nous envolons via la Malaisie. Ici l'aéroport de Kuala Lumpur (compter env. 14h de vol, plus l'escale).
Photo: 3- Notre séjour débute à Siam Reap, pour la visite des célèbres temples d'Angkor. Cette ville de province autrefois paisible connaît un véritable boum économique depuis le classement du site par l'UNESCO au patrimoine mondial. Ici de luxueux appartements sont construits à destination des fonctionnaires.
Photo: 4- Notre hôtel "Les Mystères d'Angkor" (nom tiré d'un film) tenu par des Français, est calme et agréable. N'hésitez pas à y dîner, le restaurant est succulent.
Photo: 5- On retrouve ces curieuses marmites un peu partout en ville. Vous avez deviné ? Ce sont des poubelles municipales. Comme un peu partout en Asie, le traitement des déchets est quasi inexistant. Une bombe à retardement pour la santé publique. Notre brochure nous incite d'ailleurs à amener des gourdes pour limiter l'emploi des bouteilles en plastique.
Photo: 6- Comme beaucoup de villes au Cambodge, Siam Reap est traversée par une rivière. Ici la rivière Siam Reap qui a donné son nom à la ville. Nous sommes à la saison sèche, et on en a profité pour réaménager les berges, augmenter leur largeur pour maîtriser les crues et doubler la capacité du réseau d'assainissement.
Photo: 7- Le lendemain, nous louons le services de tuk-tuk pour entamer notre visite. Rapide et agile, le tuk-tuk est un moyen de transport omniprésent à Siam Reap en raison de l'afflux de touristes. Attention : négociez vos tarifs avant la course.
Photo: 8- Site d'Angkor - c'est la cohue à la billetterie, ou l'on se trouve mêlé aux cars de touristes. Vous achetez une de forfait, valable de 3 jours à 1 semaine, qui sera pointé sur tous les sites visités.
Photo: 9- Les douves. Ces étendues d'eau sont un impressionnant préambule à votre visite. Datées du 14ème siècle, elles se signalent par leur aspect impeccablement rectiligne. Destinées à protéger le site et longues de plusieurs kilomètres, ces douvent on été creusées à la main ! La terre déplacée à servi à renforcer les berges et conforter les fondations du site. Imaginez le volume déplacé... Le Baray (lac artificiel) est un pilier de la civilisation angkorienne. La maîtrise de l'eau a permis d'irriguer les rizières à l'année et d'assurer la prospérité de l'empire Khmer.
Photo: 10- Afin d'éviter la cohue des touristes, notre guide nous fait rentrer par des portes secondaires et peu fréquentées. Celle-ci, envahie de végétation, vous invite à vous prendre pour un aventurier découvrant un temple perdu.
Photo: 11- Le "temple-ville" d'Angkor Vat date du 12ème siècle. S'étalant sur 200 ha, il est le plus vaste édifice religieux du monde. Il comprend trois enceintes circulaires que l'on pouvait ou non traverser, selon son rang social. Ici l'entrée sud (il y e a une par points cardinaux). Elle est autant destinée à contrôler les entrées qu'à exhiber la puissance du souverain.
Photo: 12- Difficile de se rendre compte que ce parc abritait, autrefois, près de 100.000 habitants. Les habitations populaires, construites en bois, ont toutes disparu. On distingue la tour centrale, qui n'est pas sans rappeler celles de Prambanan, en Indonésie. Comme elles, elle symbolise le mont Meru, montagne mythique des Hindous, considérée comme le centre du monde.
Photo: 13- Tout sur les temples d'Angkor est symbole, et se réfère soit au roi, soit aux légendes fondatrices de la cosmogonie hindoue (le brahmanisme a été importé dès le Ier siècle).On retrouve cette tendance à la profusion florale et aux récits épiques, militaires ou légendaires. Notez la restauration au ciment, assez grossière. Il revient aux Français le mérite d'avoir découvert Angkor et d'avoir entrepris sa restauration, faisant de ce site le plus fameux et le plus visité d'Asie du sud-est. Son classement par l'UNESCO est venu consacrer cette célébrité.
Photo: 14- Les bas reliefs sont magnifiquement conservés. Ici ils racontent les moments épiques des combats qui permirent à l'empire Khmer, sous la conduite de Jayavarman VII, le fameux " Roi lépreux", de s'étendre sur presque toute la péninsule indochinoise (incluant donc la quasi-totalité de la Thaïlande et du Vietnam). C'était au 12ème siècle, et le royaume croulait sous les richesses. Il s'effondra par la suite, victime de plaies qui frapperont chroniquement le Cambodge : dissentions au sein de la famille régnante, gabegie, corruption, qui permettront aux Viet et aux Thaï d'annexer le pays à tour de rôle.
Photo: 15- Malgré l'affluence les touristes sont grégaires, et le temple est assez vaste pour que l'on trouve des espaces où se retrouver seul, ce qui permet de s'imprégner de la sérénité des lieux. A noter aussi : bien que classé au patrimoine mondial, on peut crapahuter librement à peu près partout et rien ne vous sépare des fresques millénaires. Faute de personnel, seuls quelques endroits sont surveillés. Les guides appellent à la responsabilité des touristes pour ne pas dégrader l'endroit... pour l'instant, cela semble marcher.
Photo: 16- La tour centrale culmine à 58m, et contient un puits de même profondeur au fond duquel on a découvert un sarcophage. De tous les guides papier, le meilleur est celui du National Geographic qui, en plus d'indications très détaillées sur les significations des bas-reliefs (tous sont expliqués) vous donne des indications sur les meilleurs coins photo, et où prendre les levers et couchers du soleil (que je n'ai pas pu mettre en pratique dans ce circuit organisé, mais de nombreux touristes visitent Angkor en tuk-tuk, les plus courageux à vélo).
Photo: 17- Initialement dédié à Vishnou, le temple a été converti au bouddhisme du petit véhicule, comme tout le pays khmer, par le Roi lépreux. Exit le lingam de l'orthodoxie indoue ; ses successeurs tenteront de renouer avec ce rituel, mais en vain. Un coup d'état bouddhiste scellera par la suite définitivement le sort de l'hindouisme au Cambodge.
Photo: 18- Un Linga (ou Lingam) c'est ça. D'origine hindoue (on retrouve Shiva, Brahma et Vishnou dans sa géométrie) il symbolise le pouvoir suprême khmer, décrit pudiquement comme symbole phallique. Lors des cérémonies, on dépose rituellement le Linga dans son réceptacle, représentant l'organe féminin, et l'on fait couler rituellement du lait sur tout cela. Eh oui, vous avez bien lu, le symbole majeur du pouvoir khmer est une bite, et le rite une copulation stylisée.
Photo: 19- Présents sur tous les temples, le Naga à 7 (ou parfois 5) têtes est également une représentation caractéristique du pouvoir khmer. Au Cambodge comme dans toute la péninsule, grouille plus d'une centaine de variétés de serpents, toutes venimeuses. Mais loin de la craindre, le souverain domine et s'approprie le pouvoir du serpent (Naga). Tous les soirs, il se retire dans la tour centrale où il s'accouple avec la femme Naga (la concubine du jour) choisie par les prêtres. Angkor, temple de l'érotisme.
Photo: 20- L'érotisme est également omniprésent sur les fresques centrales. Après la guerre, place aux plaisirs. Alliée à la sagesse issue de la méditation, la force et la beauté sont les pilliers d'Angkor.
Photo: 21- Toutes ces notions sont totalement étrangères à Natacha, qui s'est lamentablement traînée de visites en visites (c'est pas son truc, les visites). Heureusement que son grand frère nous a aidé à la gérer.
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Photo: 23- Pan ! ce mur sculpté garde intact un impact de balle datant vraisemblablement de la période Khmer rouge. Il n'y a que relativement peu de temps que les abords des temples ont été déminés.
Photo: 24- Bien que monument historique, Angkor Vat est également un temple en activité. Ce bonze vous passe un bracelet et vous bénit moyennant obole.